Supetar, Croatie, vue de la mer. EARTH TREKKERS
“C’est une question de confiance” affirme Ivana Marković, maire social-démocrate de Supetar. En 2023, elle a adhéré à un projet commun de l’association des communes croates (Udruga gradova), le bilan participatif.
Un « Point d’info » proposé par le Président Edoardo Giuseppe Laterza. C’est le deuxième article de cette rubrique.
Le bilan participatif est une forme de démocratie directe encore existante de nos jours. Basé sur le débat démocratique et sur l’isopséphie (du grec antique: ῐ̓σοψηφῐ́ᾱ), autrement dit sur le principe d’égalité des voix, le bilan participatif permet aux habitants d’argumenter et décider d’une part des dépenses communales: c’est la planification partagée des dépenses. Dans les petites communes (moins de 10.000 habitants) le bilan participatif est une source de solidarité et d’entraide, les citoyens arrivent même à participer à la mise en œuvre de leurs propositions et projets. Le projet, qui acquiert du succès, est né dans les années ‘80/’90 au Brésil, où Olìvio Dutra, maire de Porto Alegre (capitale de l’État du Rio Grande do Sul) avait inclus pour la première fois les citoyens dans la gestions monéto-financière des dépenses communales.
Aujourd’hui, le bilan participatif est présent dans plusieurs grandes villes (par exemple dans les principales villes italiennes) mais s’effectue souvent en ligne et consiste plutôt à lancer des propositions et à les voter, tandis que dans les petites communes croates les personnes ne votent même pas pour le projet car elles se mettent d’accord en échangeant et se soutiennent réciproquement.
Dossier documentaire:






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